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Prévenir les efflorescences algales pour protéger les ressources en eau douce
LG Sonic explique comment autorités et opérateurs de l’eau combinent gestion bassins versants, surveillance et technologies préventives pour réduire algues, protéger eau potable.
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Lorsque des lacs ou des réservoirs prennent une teinte vert vif, le problème reflète souvent une modification de la qualité de l’eau plutôt qu’un simple phénomène saisonnier. La prolifération rapide d’algues peut affecter les écosystèmes aquatiques, les usages récréatifs et, surtout, la fiabilité des ressources en eau potable. Dans de nombreux systèmes d’eau douce, ces efflorescences sont liées à un enrichissement en nutriments combiné à des conditions chaudes et stables.
Les cyanobactéries, souvent appelées algues bleu-vert, constituent une préoccupation majeure, car certaines espèces produisent des toxines, génèrent des problèmes de goût et d’odeur et perturbent les processus de traitement. Pour les exploitants, la détection précoce et les mesures d’atténuation sont essentielles pour éviter que la contamination n’atteigne les installations de traitement.
Objectifs : réduire les risques de contamination et protéger les ressources
L’objectif principal est de prévenir les efflorescences liées aux nutriments et d’en limiter les impacts sur les écosystèmes et les opérations de production d’eau potable. Cela inclut la réduction des apports en nutriments, l’identification précoce des conditions favorables aux efflorescences et le maintien d’un équilibre écologique et d’un niveau d’oxygène dissous stable dans les eaux de surface.
Comment les efflorescences algales contribuent à la contamination de l’eau
Les algues font naturellement partie des écosystèmes aquatiques, mais un apport excessif de nutriments — en particulier de phosphore et d’azote — peut déclencher une croissance rapide. Les efflorescences denses réduisent la pénétration de la lumière, étouffent la végétation aquatique et dégradent les habitats. Lorsque les algues meurent, leur décomposition consomme l’oxygène dissous, ce qui peut provoquer des mortalités piscicoles et créer des zones pauvres en oxygène qui déstabilisent davantage le système.
Les principales sources de nutriments incluent le ruissellement agricole, les systèmes septiques défectueux et les débordements d’eaux usées. Sans intervention, ces facteurs peuvent provoquer des efflorescences récurrentes, notamment durant les périodes chaudes et calmes.
Identifier les efflorescences toxiques et non toxiques
Des indices visuels tels que les écumes vertes en surface ou les odeurs peuvent signaler une efflorescence, mais la toxicité ne peut pas être déterminée à l’œil nu. Elle dépend des espèces de cyanobactéries présentes et de la production de toxines. C’est pourquoi les programmes de surveillance combinent observations de terrain, capteurs (par exemple chlorophylle et phycocyanine) et analyses en laboratoire.
Pour les exploitants d’eau potable, l’identification précoce permet d’ajuster les procédés de traitement et de soutenir les décisions relatives aux alertes sanitaires en cas de détection de cyanotoxines.
Rôle de l’oxygène dissous et des zones mortes
L’oxygène dissous est un indicateur clé de la qualité de l’eau. Les efflorescences peuvent augmenter l’oxygène près de la surface pendant la journée, mais les niveaux chutent souvent fortement lorsque les algues se décomposent. Dans les lacs stratifiés, la déplétion en oxygène peut se concentrer en profondeur, créant des « zones mortes » où de nombreux organismes ne peuvent survivre. Ces conditions stressent les écosystèmes et compliquent les opérations de traitement de l’eau.
Impacts au-delà des toxines
Même en l’absence de toxines confirmées, les efflorescences peuvent provoquer des écumes en surface, des odeurs désagréables, des variations de pH et des épisodes répétés de faible oxygénation. Ces effets réduisent la biodiversité, perturbent les cycles biogéochimiques et posent des risques pour la santé humaine et animale par contact direct avec l’eau contaminée.
Stratégies de gestion de l’eau pour contrôler les efflorescences
Les mesures préventives à l’échelle du bassin versant constituent l’approche la plus efficace à long terme. Les actions clés incluent la réduction des apports en nutriments, le renforcement des zones tampons naturelles comme les zones humides et les berges végétalisées, ainsi que la mise en place de routines de surveillance et d’alerte précoce. Les progrès sont généralement mesurés par des tendances telles que la diminution des jours à risque élevé, la réduction des pics de biomasse et une plus grande stabilité des conditions de l’eau brute.
Technologies préventives et surveillance
Dans les systèmes sujets à des efflorescences récurrentes, des ultrasons de faible puissance peuvent être utilisés pour perturber la flottabilité des algues et réduire leur accumulation en surface. Des plateformes intégrées combinent capteurs, technologies de contrôle et analyse de données pour fournir des alertes précoces et un suivi à long terme. Le suivi des pigments, de l’oxygène dissous et des profils de température permet une gestion proactive avant que les efflorescences n’affectent le traitement de l’eau ou les usages publics.
Conclusion
La prévention des efflorescences algales nuisibles nécessite de s’attaquer aux apports en nutriments, aux conditions thermiques et au brassage de la colonne d’eau. Les interventions à l’échelle du bassin versant, la surveillance continue et les technologies préventives constituent une stratégie complète pour protéger les écosystèmes d’eau douce et les ressources en eau potable. En combinant la gestion des nutriments en amont et des systèmes d’alerte précoce, les autorités de l’eau peuvent réduire les risques de contamination, stabiliser les opérations de traitement et renforcer la résilience à long terme des ressources en eau.
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